Communiqué de presse

Les perles des dépenses électorales d’Union Montréal

Mardi 16 février 2010

« Comment le maire peut-il garder la tête haute en imposant toutes sortes de sacrifices aux citoyens tandis que son parti encaisse 750 000 $ de la poche des Montréalais? »

Montréal, le 16 février 2010 Le rapport des dépenses électorales du maire Gérald Tremblay révèle de graves lacunes en matière d’éthique et de gouvernance de son parti durant la dernière campagne électorale. Une OSBL subventionnée par la Ville a accueilli les travailleurs d'élection d'Union Montréal et un cadre de la Ville a fait des emplettes en plein milieu de la journée pour Union. « Ces quelques exemples démontrent un manque flagrant d'éthique de la part d'un parti dont la feuille de route suscite déjà beaucoup de questions », a déclaré Émilie Thuillier, conseillère de ville de Projet Montréal à Ahuntsic.

Écart évident aux saines pratiques électorales, Vélo Québec, une OSBL subventionnée par la Ville, a servi de centrale téléphonique pour Union Montréal le jour de l’élection du 1er novembre dernier. De plus, c’est Vélo Québec qui a facturé le parti du maire pour les repas des 115 travailleurs d’élection d’Union Montréal sur le Plateau. « On doit se poser des questions quand une OSBL qui a reçu plus de 300 000 $ de la Ville de Montréal au cours des trois dernières années loue son local à rabais (100 $) au parti au pouvoir, s'est indignée Mme Thuillier. On doit aussi s’interroger sur la moralité d’un parti politique qui utilise les installations d’un organisme subventionné par la Ville à des fins électorales. »

 

Photocopies à l’appui, Émilie Thuillier a aussi révélé que Christian Ouellet, directeur général de la Société du parc Jean-Drapeau et ancien directeur général d’Union Montréal, s’est fait rembourser par Union Montréal une caméra qu’il avait achetée le vendredi 4 septembre 2009 à 11 h 45, au magasin Future Shop de LaSalle. M. Ouellet était-il en vacances lorsqu'il a « magasiné » pour la campagne du parti au pouvoir par ce beau vendredi du mois de septembre? « Cela fait partie des questions auxquelles le maire doit répondre, a affirmé Mme Thuillier. Quoi qu’il en soit, à titre de haut dirigeant d’une société paramunicipale, M. Ouellet a agi en complète violation du Guide de conduite destiné aux employés de la Ville de Montréal. » M. Ouellet a servi de commissionnaire à plusieurs reprises durant la campagne. En plus de la caméra achetée en pleine semaine, le dg de la Société du parc Jean-Drapeau s’est fait rembourser des lunchs, des ciseaux et même des cartes électorales achetées à la Ville de Montréal.

 

500 $ par jour pour conseiller Gérald Tremblay en communications

La directrice des communications actuelle à la Ville de Montréal, Christiane Miville-Deschênes, a reçu 22 790 $ pour les 45 jours de la campagne, soit 500 $ par jour, ce qui en fait de loin la consultante la plus grassement payée des trois partis. « Des honoraires aussi élevés sont peut-être acceptables dans l’entreprise privée, mais non dans une campagne électorale dont les contribuables absorbent la moitié des coûts, a commenté Émilie Thuillier. Le maire Tremblay savait que les Montréalais paieront 250 $ par jour pour les services que Mme Miville-Deschênes lui a rendus durant la campagne. Il aurait dû avoir la décence de se garder une petite gêne. » Selon Mme Thuillier, les dépenses excessives permises durant les campagnes électorales permettent ce genre d’abus. « Chez Projet Montréal, nos conseillers travaillaient presque bénévolement, a-t-elle rappelé. C’est grâce à cet engagement que nous avons fait une campagne beaucoup plus modeste. »

 

Mme Thuillier a saisi l’occasion pour s’insurger à nouveau contre l’ampleur des dépenses engagées par Union Montréal à l’occasion de la dernière campagne électorale. Rappelant que le parti du maire Tremblay a dépensé 1,5 million $ pour sa campagne et que la Ville rembourse 50 % des dépenses électorales des candidats qui obtiennent au moins 15 % des voix, la conseillère d’Ahuntsic a demandé : « Comment le maire peut-il garder la tête haute en imposant toutes sortes de sacrifices aux citoyens tandis que son parti encaisse 750 000 $ de la poche des Montréalais? »

 

« Après tout ce qui s’est passé, on aurait pu espérer une conduite irréprochable des vieux partis, pendant la dernière campagne, a conclu Émilie Thuillier. L'examen des rapports de dépenses indique malheureusement que le terme "éthique" est encore loin d’être compris. »

Documents reliés
Mémoire présenté par Projet Montréal dans le cadre de la consultation sur le projet de loi n° 78, loi modifiant la Loi électorale concernant les règles de financement des partis politiques — Mémoire
Rapport des dépenses électorales 2009 de Projet Montréal — Document légal
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