Communiqué de presse
Richard Bergeron s’engage à mettre en œuvre un vrai projet de développement urbain durable pour Montréal
Mardi 6 octobre 2009
Au débat du Conseil régional de l’environnement (CRE) de Montréal, qui s’est déroulé ce soir devant une salle comble à l’UQÀM, et sous les applaudissements répétés, Richard Bergeron s’est présenté comme étant le chef de la seule formation politique montréalaise ayant un projet concret pour le développement durable de Montréal. En matière de qualité de l’air, M. Bergeron a fait remarquer que « La pollution de l’air épouse intimement la forme du réseau autoroutier de Montréal et du réseau artériel des quartiers centraux de Montréal. C’est aussi malheureusement là qu’habitent les populations les moins fortunées, qui vivent littéralement au cœur d’un nuage permanent de pollution. Personne n’a à vivre dans ces conditions. »
Investir dans les transports durables
Alors que les trois principaux partis disent s’opposer au projet de réfection de l’échangeur Turcot proposé par le MTQ, Richard Bergeron a été non seulement le seul à offrir une solution de rechange, mais s’est aussi montré animé d’une réelle volonté politique de la faire valoir aux yeux du MTQ. En outre, le coût marginal de la proposition de Projet Montréal, soit, plutôt qu’une autoroute, un boulevard urbain doté d’un double corridor de transport collectif de haut niveau, est nul. « On ne dépenserait pas un sou de plus que le total de 5 milliards déjà programmés », a affirmé M. Bergeron.
Plutôt que de perpétuer un modèle de développement urbain datant du tournant des années 1960, cet argent serait plutôt utilisé à faire rattraper le retard qu’a Montréal sur les autres villes du monde. « Le XXIe siècle est commencé depuis près de 10 années déjà, a déclaré le chef de Projet Montréal. Ailleurs dans le monde, on ne construit plus d’autoroutes; on détruit plutôt celles qui existent. » M. Bergeron a entre autres mentionné la destruction du Embarcadero Freeway à San Francisco, au profit d’approches plus vertes et durables.
Pas de condos sur le Mont-Royal
Concernant la protection du Mont-Royal, qui doit passer par le blocage de toute nouvelle construction immobilière, M. Bergeron a apporté plusieurs points discréditant les promesses des deux vieux partis, tout en maintenant la position qu’il maintient depuis plusieurs années. « L’administration Tremblay a accueilli de manière complaisante chacun des projets proposés par les promoteurs, a-t-il ajouté. Benoît Labonté et les autres élus de Vision Montréal ont pour leur part chaque fois voté en faveur de ces projets. »
« Le Mont-Royal est le bien public le plus précieux aux yeux des Montréalais et Montréalaises. Il a une forte valeur historique, emblématique, identitaire autant que d’usage, en plus de servir de point de repère de partout sur l’île de Montréal, et même au-delà de celle-ci. » En accord avec ses propres positions en tant qu’élu municipal, il a confirmé ses engagements, notamment le décret d’un moratoire relatif à l’affectation résidentielle de tout bâtiment ayant (ou ayant eu) une vocation institutionnelle, ainsi que la création d’une commission permanente pour assurer la protection et la mise en valeur du Mont-Royal.
Plus de bacs verts
Par ailleurs, en ce qui concerne l’amélioration de la propreté et la réduction des matières résiduelles recyclables envoyées à l’enfouissement, les positions de M. Bergeron sont claires. « Je m’engage à mettre en place dans tous les bâtiments publics, dans tous les parcs et sur toutes les rues commerciales et les places publiques des équipements de récupération des matières recyclables », a-t-il déclaré. Il a cependant mentionné que le problème était plus large, et que Projet Montréal entendait faire preuve de leadership en la matière.
Amélioration de la qualité de l’eau en rive
Projet Montréal s’engage à travailler à cesser d’urgence le déversement d’eaux usées dans la rivière des Prairies. La solution dont passer non seulement par le règlement du problème des mauvais raccordements des tuyaux des égouts sanitaires à Rivière-des-Prairies même, mais aussi par l’augmentation de la capacité de rétention d’eau à l’usine d’épuration, de manière à mieux absorber les épisodes de fortes pluie. En priorité cependant, M. Bergeron conçoit qu’il faut désartificialiser, c’est-à-dire débétonner et désalphalter, un maximum de superficies. « Le temps est venu de remettre en valeur le caractère insulaire de Montréal et de redécouvrir les plaisirs de l’eau. Projet Montréal en fait son engagement. »
M. Bergeron en a profité pour mentionner que l’administration Tremblay, selon lui, n’a aucune intention de prendre la même voie. « Le chef d’Union Montréal a démontré qu’il n’avait aucun leadership sur le sujet de l’eau à Montréal », a soutenu M. Bergeron. « Comment se fait-il que la Ville ait autorisé la construction du Marché Central sans exiger de mesures de contrôle des eaux de pluies alors qu’on savait que le collecteur du secteur était près de sa capacité limite ? On aurait ainsi pu éviter les débordements à répétition au rond-point l’Acadie. »
Création du poste de Commissaire à l’environnement
Aucun des trois candidats à la mairie ne s'est montré chaud de créer un poste de Commissaire à l'environnement. M. Bergeron a tenu à expliquer sa position « Honnêtement on n’aurait pas à tant parler de Commissaires à ceci ou à cela si l’équipe au pouvoir à la Ville comprenait ce qu’est une institution mue par une solide éthique des institutions publiques et respectait les politiques officielles de la Ville de Montréal, s’est indigné M. Bergeron. Cette surenchère de Commissaires, c’est le triste héritage de l’administration Tremblay! » M. Bergeron n’a par ailleurs aucun scrupule à remettre en question la volonté politique de ses adversaires quant aux importants changements à accomplir en matière d’environnement.
« L’industrie du discours sur le développement durable, ou Green Washing, est assurément l’une des plus prospères en cette présente période de crise économique. Voilà pourquoi nous avons entendu de si authentiques, en apparence à tout le moins, professions de foi en faveur du développement durable tout au long du débat qui s’achève, » a-t-il conclu.
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