Communiqué de presse

Le projet de taxe sur le stationnement seulement au centre-ville ouvre la porte à l’inéquité

Mercredi 20 janvier 2010

Projet Montréal demande que la Ville révise ses positions sur la taxe foncière planifiée pour les stationnements intérieurs et extérieurs du centre-ville.

« Le maire passe à côté d’un formidable outil de financement des transports publics. Le projet de la Ville, en prenant réellement compte des critères financiers, de compétitivité et d’équité, devrait s’appliquer dans un premier temps à l'ensemble du territoire montréalais, puis à celui de la région métropolitaine. Les gens doivent comprendre que le potentiel de taxation du stationnement est énorme et qu’enfin l’occasion nous est donnée pour financer les projets de transports en commun. Les revenus potentiels ne sont plus de 20 millions, mais bien de 280 millions $ », a affirmé Peter McQueen, conseiller de ville de Notre-Dame-de-Grâce et porte-parole en matière de finances pour la 2e Opposition.

Le centre-ville doit rester compétitif et la taxe s’appliquer équitablement

Selon Projet Montréal, envisager d’emblée le scénario d’une taxe sur l’ensemble du territoire permettrait au centre-ville de rester compétitif puisqu’à l’instar des centres commerciaux, toutes ces places de stationnement sont déjà payantes.  « Nous croyons que l'équité commande de taxer moins, mais partout et que ce n'est qu'en élargissant le territoire d'application que la taxe de stationnement deviendra un véritable levier pour financer le Plan de transport. Avec un tel scénario, il serait possible d’envisager un tarif unique, avec un taux de taxation relativement faible, tout en générant des revenus suffisants pour Montréal et les banlieues qui l’entourent », a poursuivi Marc-André Gadoury, conseiller de ville d’Étienne-Desmarteau.

Plus l'assiette de la taxe s'élargit, plus son taux diminue

Les besoins en financement du Plan de transport pour l’île de Montréal sont estimés à 250 millions de dollars annuellement et un autre 100 millions supplémentaires est requis pour véritablement réduire la dépendance à l’auto dans le Grand Montréal. Projet Montréal estime qu’il est possible de financer davantage le transport collectif : « En taxant les espaces de stationnement, blocs de 5 espaces ou plus, non-résidentiels et hors-rues (NRHR), nous pouvons considérer des revenus substantiels pour la Ville qui vont de 135 millions à 280 millions par année. C’est non négligeable et surtout équitable d’autant plus que la moitié des stationnements se retrouvent en banlieue », a repris Peter McQueen.

Espaces taxés         Taux de taxation        Revenus M$/an

annuel par case

Centre-ville                                                     50 000                     400$                         20

Ville de Montréal                                         415 000                     325$                        135

Région métropolitaine                            1 125 000                    250$                        280

M. Gadoury invite le maire à prendre des mesures concrètes : « La population doit être à même de constater une amélioration substantielle de l’offre de transport en commun sur les plans local et métropolitain. Pour ce faire, le maire doit passer aux actes et amener le gouvernement du Québec à agir en ce sens. Le transport en commun doit être financé adéquatement pour l’ensemble des villes, c’est la voie de l’avenir et du développement durable », a-t-il conclu.

 

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