Communiqué de presse
Projet Montréal n'est plus seul à s'opposer à l'autoroute Notre-Dame Est
Lundi 28 janvier 2008
Jeudi dernier, la députée Louise Harel s'est prononcée contre la transformation de l'actuelle rue Notre-Dame en autoroute urbaine. Quelques jours plus tôt, la Direction de la santé publique de Montréal avait fait de même, se rangeant à l'opinion du Conseil régional de l'environnement de Montréal, de Transport 2000, d'Équiterre, du Parti Vert du Québec, de Québec solidaire et, surtout, des citoyens réunis au sein de la Coalition pour humaniser la rue Notre-Dame, lesquels ont fait un extraordinaire travail d'explication et de sensibilisation au cours des derniers mois.
Projet Montréal fut le premier, au début du mois de juin 2007, lors de la publication de son Analyse critique du Plan de transport, à dénoncer la présence de l'autoroute Notre-Dame Est dans le Plan de transport. En août et septembre, plus d'une centaine d'intervenants se sont présentés aux audiences publiques tenues par la Commission du conseil municipal sur la mise en valeur du territoire, l'aménagement urbain et le transport collectif. La Commission en entendit peu de critiques contre l'autoroute Notre-Dame Est. La vigilance des intervenants fut-elle déjouée par la terminologie Modernisation de la rue Notre-Dame, ne remarquèrent-ils simplement pas la présence de l'autoroute ou, l'ayant remarquée, préférèrent-ils ne pas insister pour ne pas paraître s'opposer à ce qui était tout de même un bon Plan de Transport ?
À ce stade, la cause semblait entendue : « Leur stratégie marche. Ils vont réussir à nous faire avaler l'autoroute Notre-Dame Est, emballée dans le séduisant papier-cadeau que constitue le Plan de transport », commençait à craindre Richard Bergeron.
Heureusement, l'automne 2007 fut l'occasion d'un véritable réveil citoyen. C'est pourquoi, le 20 novembre 2007, le MTQ et la Ville firent immédiatement face à une contestation structurée lorsqu'ils rendirent public leur projet de modernisation. À peu près au même moment, Richard Bergeron divulguait son rapport minoritaire Revoir le projet Notre-Dame Est, lequel allait être dûment déposé au Conseil municipal du 17 décembre suivant.
À l'hiver 2002, lors des audiences du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement, tout ce qui compte à Montréal, à l'exception de l'industrie du camionnage et des milieux d'affaires, avait dénoncé haut et fort l'autoroute proposée par le MTQ. Incluant la Ville de Montréal. En effet, l'administration Tremblay-Zampino était non seulement apparue comme la plus ardente opposante à ce projet, mais encore avait proposé un fort intéressant concept alternatif de boulevard urbain, doublé d'un corridor de transport collectif en site propre.
Pour des raisons qui ne furent jamais expliquées, la Ville a ensuite changé d'avis et appuyé l'actuelle mouture, à peine différente de celle de 2002, du projet d'autoroute du MTQ. Voulant dissimuler sa volte-face, l'administration Tremblay-Zampino a longtemps continué de parler d'un boulevard urbain. Mais comme tous pouvaient se rendre compte qu'il ne s'agissait pas du tout d'un boulevard, les experts en communication entourant Gérald Tremblay ont concocté une nouvelle terminologie, obscure à souhait : Modernisation de la rue Notre-Dame. C'est sous cette dénomination que l'autoroute fut intégrée au Plan de transport - Réinventer Montréal de la Ville, rendu public en mai 2007. Ainsi, l'autoroute Notre-Dame Est se trouvait en quelque sorte dissimulée dans un document à portée générale qui, force est de le reconnaître, surprit tout le monde par sa qualité et par son audace.
L'opposition au projet de transformation de la rue Notre-Dame Est en autoroute urbaine élargit jour après jour ses rangs. Bientôt, elle sera aussi généralisée qu'en 2002. Il n'empêche qu'au Conseil municipal de Montréal, Richard Bergeron demeure à ce jour le seul élu opposé à ce projet. Force est d'en conclure que Vision Montréal, le parti de Benoît Labonté, et Union Montréal, celui de Gérald Tremblay, font équipe pour imposer aux Montréalais et Montréalaises la même conception attardée du développement de Montréal, par le biais d'un projet digne des années 1950. Ce qui a tout de même l'avantage de la clarté : comme son nom l'indique, Projet Montréal est le seul parti offrant un véritable projet d'avenir pour Montréal.
- Thèmes et mots-clés reliés
- Camionnage – Circulation – Environnement – Transport des marchandises – Santé – Transport – Urbanisme
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