Communiqué de presse

Quel merveilleux hiver! — Lettre ouverte de Richard Bergeron

Samedi 8 mars 2008

«Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver» chante notre poète national, Gilles Vigneault. Il ne s’agit pas d’une simple formule de style, mais d’une réalité bien concrète à laquelle les Français, puis les autres, venus s’établir en ce coin de pays ont dû s’ajuster depuis quatre siècles.

On assiste depuis trois mois à une véritable hystérie collective anti-hiver. Il est vrai que nous vivons un hiver tout à fait exceptionnel. Pour cause, en date du 7 mars, 3,26 mètres de neige sont tombés sur Montréal, très exactement quatre mètres sur Québec. Au rythme où vont les choses, les records historiques de 3,89 mètres pour la première (hiver 1970-71) et de 4,58 mètres pour la seconde (hiver 1965-66) ont toutes les chances d’être battus. Mais cela justifie-t-il le ton catastrophique qu’ont adopté les médias depuis le 16 décembre dernier, date de la première grosse bordée à laquelle nous ayons eu droit? Je soutiens au contraire qu’il y a toutes les raisons de se réjouir de ce merveilleux hiver.

La réussite la plus remarquable du peuplement du Québec est sans doute d’avoir apprivoisé l’hiver, d’avoir transformé en quelque chose de positif ce qui effraie tant les habitants du reste de la planète. Cela est vrai à Montréal mieux que dans toute autre métropole du monde. Que Montréal soit une ville d’hiver constitue en fait sa caractéristique la plus distinctive, celle qui contribue le plus à définir sa personnalité singulière. C’est pourquoi pester contre l’hiver, c’est en quelque sorte trahir Montréal.

Thèmes et mots-clés reliés
AccessibilitéEnvironnement
Documents reliés
Quel merveilleux hiver ! — Lettre
Arrondissements concernés
Ville de Montréal

Liste des communiqués

Participez

Projet Montréal sur le web