Communiqué de presse

Richard Bergeron attaque l’héritage Harel-Tremblay

Mercredi 2 septembre 2009

« Louise Harel et Gérald Tremblay trompent les Montréalais », a affirmé Richard Bergeron, candidat à la mairie de Montréal, en conférence de presse. « Gérald Tremblay dit que tout va bien à Montréal alors que Louise Harel prétend que tout va mal à cause des pouvoirs excessifs des arrondissements. Rien n'est plus faux. Si Montréal est en déclin depuis 20 ans, c’est à cause de l’héritage Harel-Tremblay. »

Rappelant que les pouvoirs, les modes de fonctionnement et le dynamisme de Montréal et de ses banlieues dépendent fortement des lois et des politiques adoptées à Québec, le chef de Projet Montréal a souligné qu’au cours des 20 dernières années, Gérald Tremblay et Louise Harel ont été tour à tour et sans aucune interruption des membres éminents du Conseil des ministres du Québec, jusqu’à ce que Gérald Tremblay devienne maire de Montréal en 2002. « Cela fait 20 ans que le régime Harel-Tremblay a les deux mains sur le volant, a observé M. Bergeron. Force est de constater que cela n’a pas conduit à la prospérité de Montréal. Il est temps de changer de cap. »

Les pouvoirs excessifs des arrondissements : de la poudre aux yeux

Richard Bergeron admet qu'il faut revoir certains rouages administratifs. « Entre autres, Projet Montréal s’est engagé à abolir le poste de maire d'arrondissement, a-t-il rappelé. Mais ce sont des peccadilles par rapport aux vrais problèmes de Montréal, infiniment plus graves et lourds de conséquence. Louise Harel nous jette de la poudre aux yeux! »

Selon M. Bergeron, les vrais problèmes de la ville sont ce qu’il appelle « l’héritage Harel-Tremblay » : la dégradation des mœurs politiques, la concentration du pouvoir aux mains de 12 individus derrière des portes closes et la dévitalisation continue de la ville.

« Qu’a fait Louise Harel, comme ministre de l’Emploi puis des Affaires municipales? Elle a travaillé sur les structures, elle s’est battue avec Ottawa et elle a fusionné les villes. Mais qu’a-t-elle fait pour renverser le déficit démographique de Montréal? Qu’a-t-elle fait pour obliger l’administration municipale à plus de transparence? Quand le scandale des « élections clés en main » a éclaté, quand on lui a signalé les problèmes de corruption, qu’a-t-elle fait? A-t-elle demandé qu'on crée un poste de commissaire à l'éthique? Jamais. Quant à Gérald Tremblay, lorsqu’il était ministre de l’Industrie et du Commerce, qu’a-t-il fait pour revitaliser la métropole économique du Québec? Et qu’a-t-il fait depuis 8 ans à Montréal? Le bilan de l’héritage Harel-Tremblay n’est pas reluisant », a expliqué M. Bergeron.

L’héritage Harel-Tremblay : 100 000 Montréalais de moins

Pendant les années Harel-Tremblay, les ménages des classes moyennes ont continué de fuir l’île de Montréal, si bien qu’encore aujourd’hui, celle-ci compte 100 000 habitants de moins qu’en 1971. Les gagnantes de cet exode sont les municipalités de banlieue entourant l’île, qui ont gagné plus d’un million d’habitants. Ainsi, en 1971, 72 % des habitants de la région métropolitaine habitaient l’île de Montréal et 28 % la banlieue. Aujourd’hui, la proportion est de 50/50. « Le pouvoir politique suit les mouvements démographiques, a rappelé le chef de Projet Montréal. L’économie suit aussi : en 2007, les banlieues ont émis 81 % des permis de construction résidentiels et près de 60 % des permis de construction commerciaux, industriels et institutionnels. Montréal se vide de sa substance. »

L’héritage Harel-Tremblay : des voitures qui traversent le Canada

Par ailleurs, a insisté M. Bergeron, qui dit banlieue dit voitures : une, deux, trois voitures par famille, qui viennent empoisonner l’air et détruire la qualité de vie à Montréal. « L'héritage Harel-Tremblay, depuis 20 ans, c'est 750 000 voitures de plus dans la région montréalaise. Si on met ces voitures bout à bout, ça représente une file de plus de 4 500 km, soit la largeur du Canada d’un océan à l’autre. Et l’on s’étonne des bouchons et des problèmes de stationnement à Montréal! »

Un programme ambitieux pour s’attaquer aux vrais problèmes

« Tolérer pendant quatre ans de plus l’immobilisme, les pratiques douteuses et un climat politique malsain avec Gérald Tremblay, ou consacrer les meilleures énergies des quatre prochaines années à panser les blessures d’une ex-ministre qui a mal à sa structure, pas question », a conclu Richard Bergeron.

D’ici au 1er novembre, Projet Montréal fera appel à l'intelligence des Montréalais et leur proposera tout un train de mesures pour faire face à chacun des graves problèmes de Montréal et assurer la relance durable de notre ville. « Le tandem Harel-Tremblay copie notre discours, mais les idées, ce sont les nôtres. Seul Projet Montréal possède les compétences et la détermination nécessaires pour les réaliser. »

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