Le double déficit démocratique dans Ville-Marie fera l’objet d’un débat au d’arrondissement

Les citoyens de l’arrondissement de Ville-Marie doivent composer, depuis 2009, avec un grave déficit démocratique. Trois des six élus du conseil d’arrondissement ne sont pas directement élus par la population, mais nommés par le maire de Montréal, qui est aussi maire de Ville-Marie. Cette situation a été héritée de Gérald Tremblay, qui a réussi à convaincre Québec d’enlever aux citoyens de Ville-Marie un de leurs représentants élus au terme d’une saga impliquant l’ancien maire de Ville-Marie, Benoit Labonté.

« Ce modèle est un véritable affront à la démocratie, a déclaré Valérie Plante, cheffe de l’Opposition officielle. Il faut savoir que la majorité des voix au conseil d’arrondissement, soit quatre des sept votes, sont exprimées par des représentants qui ne sont pas directement élus par les citoyens. » Le maire de Montréal possède ainsi deux votes au conseil d’arrondissement et il désigne deux conseillers supplémentaires, qui lui sont évidemment fidèles.

« Les résidents de l’arrondissement peuvent élire trois conseillers. Ils peuvent leur exprimer leurs souhaits et leurs préoccupations en matière de transport, d’aménagement ou de déneigement, par exemple. Si par malheur ces dossiers ne font pas partie des priorités du maire et de ses loyaux disciples, la voix des citoyens est tout simplement ignorée. En tant qu’élue de cet arrondissement, je ne trouve aucun argument valable pour justifier ce système », a soutenu Valérie Plante.

À cette structure aberrante s’ajoute la récente décision prise par Québec de réduire au silence les résidents de Sainte-Marie–Saint-Jacques à l’Assemblée nationale. Déjà privés de représentation directe à l’Hôtel de ville, les citoyens du Centre-Sud et du Village se verront désormais privés de représentation à Québec.

« Je m’explique mal comment la communauté de Sainte-Marie–Saint-Jacques pourrait être divisée et redistribuée dans deux circonscriptions aux antipodes. Je m’explique encore moins comment le maire Denis Coderre peut rester coi face à la diminution du poids politique de Montréal et au double déni de démocratie des citoyens des districts de Sainte-Marie et de Saint-Jacques », a conclu Valérie Plante.

Renseignements : Marc-André Viau, attaché de presse de l’Opposition officielle à la Ville de Montréal, 514 872-1108 / 514 245-6838,

marc-andre.viau@ville.montreal.qc.ca

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