Pitbulls : la réputation internationale de Montréal mise à mal

Depuis l’adoption du controversé règlement de l’administration Coderre qui prévoit le bannissement des chiens de type pitbull, de nombreuses personnalités et organisations de la communauté internationale ont vertement dénoncé cette décision.

« Nous sommes très inquiets des conséquences qu’aura cette décision du maire Coderre sur la réputation de Montréal. Le bannissement des pitbulls est un vieux débat et les villes qui avaient adopté un tel règlement font présentement marche arrière. Encore une fois, Montréal est en retard et personne ne se gêne pour le souligner », déplore Sterling Downey, porte-parole de l’Opposition officielle en matière de gestion animalière.

Une vidéo réalisée par un groupe américain de défense des animaux a été vue plus de 13 millions de fois depuis mardi. Des prises de position cinglantes envers le maire ont été publiées par divers médias, dont l’édition américaine de The Huffington PostSlate magazine et Vice, et par des personnalités comme l’artiste Cindy Lauper, l’actrice Sophia Bush et le chanteur Richard Marx. « Après le Flushgate, on se retrouve devant une autre crise mal gérée par Denis Coderre. Si Denis Coderre est toujours convaincu que c’était la bonne chose à faire, il devrait au moins réaliser qu’il s’y est mal pris. Et que son improvisation a un prix pour Montréal », a ajouté Guillaume Lavoie, porte-parole de l’Opposition officielle en matière de relations internationales.

Projet Montréal peine encore à concevoir qu’un règlement aussi sensible que le bannissement des pitbulls ait été conçu en moins de quatre mois, sans aucune consultation et sans que les experts aient leur mot à dire. « Nous recevons des dizaines de courriels par jour de gens de l’extérieur nous disant qu’ils vont bouder Montréal lors de leurs prochaines vacances. Tout cela à cause d’une entrevue que le maire a accordé à Benoît Dutrizac pour laquelle il était mal préparé et qui a mal tourné. Le maire ne devrait pas avoir le loisir de créer des règlements pour sauver la face. Son égo ne devrait pas être un argument suffisant pour nuire de façon durable à la réputation de Montréal », a expliqué Christine Gosselin, conseillère dans le district Jeanne-Mance.

L’Opposition officielle se désole de constater que le maire Coderre retient visiblement peu de choses de ses nombreux périples à l’étranger. « On serait en droit de s’attendre à ce qu’un maire qui voyage autant remarque que les villes dans le monde n’adoptent plus de règlement basé sur la race. C’est dommage que le maire soit incapable de s’inspirer de ce qui se fait de mieux ailleurs dans le monde », a conclu Guillaume Lavoie.

Renseignements : Marie-Eve Gagnon, attachée de presse, Cabinet de l’opposition officielle, 514 872-0247 / 514 516-3120, marie-eve.gagnon@ville.montreal.qc.ca

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