Rafles policières dans des bars gais : la Ville et le SPVM doivent présenter leurs excuses à la communauté LGBTQ

10 août 2017 - Les rafles policières menées dans des bars gais au cours des années 1970, 1980 et 1990, constituent des événements troublants de la répression exercée par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) contre la communauté LGBTQ. Projet Montréal demande que le SPVM et la Ville de Montréal procèdent à des excuses formelles. 

« La communauté LGBTQ a été victime de harcèlement systémique de la part du Service de police de la Ville de Montréal et ce, pendant plusieurs décennies. Cette répression constitue une tache sur la feuille de route du SPVM et de la Ville de Montréal, qui doivent faire amende honorable et s’excuser officiellement auprès de la communauté », a déclaré Richard Ryan, conseiller du Mile-End.

Rappelons que plus de 800 personnes ont été injustement arrêtées au cours de violentes rafles policières effectuées au Truxx, en 1977, au Buds, en 1984, au Sex Garage, en 1990, et au Katacombes, en 1994. Ces rafles ont contribué à marginaliser la communauté LGBTQ et à créer un climat de tension entre elle et les forces de l’ordre. 

« La lutte contre l’homophobie et la transphobie a fait des pas de géant au cours des dernières années, y compris au sein du corps de police, mais il serait faux de croire que tout est réglé. L’éducation demeure la clé pour lutter contre la discrimination. C’est pourquoi nous souhaitons également la création d’un lieu en hommage à ceux qui se sont battus contre cette répression », a expliqué Valérie Plante, cheffe de l’Opposition officielle.

Rappelons que le chef du service de police de la Ville de Toronto, Mark Saunders, a présenté des excuses publiques, en 2016, pour la série de raids policiers menés dans des saunas de la ville, en février 1981. « La Ville de Montréal et le SPVM sont capables de faire preuve d’autant d’humilité et de grandeur d’âme. C’est la bonne chose à faire. J’espère ne pas avoir à attendre au 5 novembre pour que ces excuses soient formulées », a conclu Valérie Plante.

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