Relance du projet d’autoroute sur Notre-Dame : la quiétude de 256 personnes âgées menacée, les citoyens se mobilisent

Sans tambour ni trompette, la Ville de Montréal a pris la décision d’aller de l’avant avec la construction d’une autoroute qui passera à 100 mètres de nombreuses résidences de l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve et du Centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) Grace Dart. Craignant que la Ville ne cherche à procéder en gardant les citoyens dans l’ombre, Laurence Lavigne Lalonde, conseillère de Maisonneuve–Longue-Pointe, et Éric Alan Caldwell, conseiller d’Hochelaga, sonnent l’alarme.

Le conseil municipal devra se prononcer, lundi, sur un règlement d’emprunt de 50 M$ destiné à financer les travaux de prolongement du boulevard de l’Assomption et de l’avenue Souligny dans le cadre du projet de réaménagement de la rue Notre-Dame. Ces travaux visent à offrir une voie de desserte aux camions lourds qui se rendent au Port de Montréal.

Le projet de réaménagement de la rue Notre-Dame avance derrière des portes closes, à l’écart des citoyens qui n’auront vraisemblablement pas leur mot à dire dans le choix du tracé du prolongement de l’avenue Souligny, qui finira tout juste derrière leur demeure. Comment, en 2016, peut-on encore planifier une autoroute en milieu urbain sans réfléchir à son insertion ni aux conséquences? On s’apprête à faire une croix pour des décennies sur la qualité de vie de dizaines de familles et de 256 personnes âgées du CHSLD Grace Dart. Le maire Réal Ménard a choisi de les sacrifier; j’ai choisi de me battre à leur côté », déclare Laurence Lavigne Lalonde.

Éric Alan Caldwell voit clair dans la stratégie de la Ville de Montréal et du MTQ. « Ils essaient de nous faire passer le projet de l’autoroute Notre-Dame morceau par morceau. Ils savent que, depuis le début des années 1970, ils sont incapables de faire accepter ce projet dévastateur pour la population d’Hochelaga. Aujourd’hui, la Ville s’attaque à Souligny. Demain, ce sera certainement au tour de Notre-Dame. Je me suis battu contre ce projet en 2002, en 2008, et je compte bien recommencer en 2017 parce que j’estime que ce projet est d’une autre époque. Hochelaga a assez souffert. La population a le droit d’être entendue », affirme le conseiller d’Hochelaga.

Un groupe de citoyens, soutenu par les conseillers Laurence Lavigne Lalonde et Éric Alan Caldwell, a choisi d’aller de l’avant avec le « Droit à l’initiative », une procédure spéciale prévue par la Ville de Montréal pour forcer l’arrondissement à consulter les citoyens sur le tracé autoroutier. Les citoyens demandent aussi d’être consultés en vue du développement d’une vision urbanistique durable pour l’ensemble du secteur l’Assomption. Leur objectif est d’amasser 5000 signatures de résidents de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve au cours des prochains mois afin de forcer cette consultation et faire entendre raison au maire Réal Ménard.

Renseignements : Marie-Eve Gagnon, directrice de cabinet, Opposition officielle à la Ville de Montréal, 514 872-0247 / 514 516-3120, marie-eve.gagnon@ville.montreal.qc.ca

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