Au travail pour Montréal - Discours de Valérie Plante au 7e Congrès de Projet Montréal

Le 28 mai 2017

 

Bonjour, Projet Montréal ! 

J’espère que vous avez passé un bon congrès. Moi aussi.

Pendant toute la fin de semaine, j’ai eu le plaisir d’échanger avec des membres allumés, dynamiques, qui ont l’avenir de leur ville à cœur.

Qui ont à cœur de proposer et de débattre de politiques publiques durables et avant-gardistes, pour le bien-être de tous.

Qui veulent doter la ville d’une véritable vision audacieuse pour Montréal.

J’ai écouté des citoyens préoccupés par l’improvisation et le manque de transparence des dernières années à l’Hôtel de ville.

Qui savent qu’on peut – et qu’on doit – faire mieux pour les familles montréalaises.

Par-dessus tout, j’ai rencontré des citoyens qui sont prêts à passer à l’action pour qu’on change les choses, en novembre prochain !

Vous savez, le travail que vous venez d’accomplir pendant le congrès peut paraître abstrait.

C’est vrai ! Débattre de résolutions, pendant toute une fin de semaine, je me doute qu’on aurait pu trouver autre chose à faire.

Mais au contraire. Vous avez travaillé avec rigueur pour que Projet Montréal se dote d’un programme ambitieux, crédible, et surtout, qui répond aux préoccupations et aux aspirations des Montréalais.

Vous avez complété l’une des étapes majeures de positionnement du parti, en prévision des prochaines élections.

Vous vous êtes dotés d’un outil essentiel pour montrer que oui, Projet Montréal est prêt à prendre les rênes à l’Hôtel de ville.

Ce travail, il s’inscrit dans une lignée de changements pour Projet Montréal.

En décembre dernier – au terme d’une longue course d’idées – vous m’avez accordé VOTRE confiance, et vous m’avez choisie pour mener NOTRE parti.

J’ai accepté ce rôle avec beaucoup d’humilité, et depuis, je suis à la tâche avec l’idée de moderniser nos instances, et notre vision, afin que nous soyons fin prêts pour les élections.

On n’a pas beaucoup de temps d’ici là… 161 jours, pas un de plus.

Mais on remarque déjà des changements bien visibles.

On a modernisé notre image de marque, notre site web, accentué notre présence dans les médias traditionnels et sociaux, augmenté le nombre de rencontre citoyenne, et d’assemblées de cuisine.

On sent un véritable engouement et un dynamisme qui souffle sur notre équipe.

Et ce n’est que le début !

Au-delà de l’image, une chose qui a changé aussi, c’est le style de direction.

Ceux et celles qui me connaissent savent que je suis une femme de terrain.

Je ne suis pas une politicienne de carrière.

Je viens du milieu communautaire, où j’ai appris que pour faire une différence, il faut d’abord écouter.

Écouter pour comprendre, et ensuite agir.

Pas agir sous le coup de l’impulsion, puis on verra les conséquences après !

L’improvisation, je laisse ça aux autres.

Ceux et celles qui me connaissent savent que je suis une femme passionnée.

J’ai à cœur de faire une différence dans la vie des gens.

C’est l’une des raisons pour lesquelles je me suis lancée en politique.

Parce que je crois que la politique est un véhicule de changement social.

Pas pour faire avancer MA cause, mais bien celles des citoyens.

I'm here because I care. I care about you. I care about Montreal.

I think that together, with this team, we can build a better Montreal. Because we have the best vision for our city.

A vision for better housing for everyone, a vision for a better public transit system, a vision for small businesses, a vision for a more prosperous and progressive city, in which no one is left behind.

The same city that convinced me and many of you who are here today to choose Montreal. The city we like to call home.

Si je suis en politique, c’est aussi parce que je veux léguer une ville plus verte, plus sécuritaire et plus humaine à mes enfants… et aux vôtres.

Ce sont toutes ces valeurs qui se retrouvent dans ma manière d’exercer mon leadership, comme cheffe de parti, et comme première mairesse de Montréal.

L’automne dernier, nous avons vécu une première dans l’histoire de notre parti, une course à la chefferie.

De bonnes idées ont été proposées, nous n’avons pas eu peur de débattre.

Nous avons élargi nos horizons et amené des gens de tous les profils à s’intéresser à notre parti.

D’ailleurs, on retrouve plein de nouveaux visages ici aujourd’hui.

Nous avons triplé nos membres actifs,

Ils se sont prononcés dans cet exercice démocratique, et nous regardons vers l’avant.

L’échéancier, très serré d’ici novembre, nous force à nous serrer les coudes devant l’ampleur du travail qui reste à accomplir.

Mes amis, je vous demande de continuer d’investir toutes vos énergies dans notre préparation en vue des prochaines élections.

Nous avons une occasion en or de démontrer aux Montréalais que nous sommes le mouvement le mieux placé pour faire avancer Montréal.

Justement, nous nous sommes réunis en congrès pour établir les différents aspects de cette vision audacieuse, ce que nous voulons soumettre aux Montréalais.

Qu’est-ce que j’entends par vision audacieuse ?

Pour moi, une vision audacieuse, c’est de ne pas avoir peur de sortir des sentiers battus pour rêver une ville où il fait bon vivre.

Où il fait bon vivre aujourd’hui, et pour les décennies à venir.

C’est avoir des projets porteurs pour développer notre ville, au bénéfice de ses habitants et en tout respect de l’environnement.

C’est de ne pas se satisfaire du strict minimum quand un avenir meilleur est à portée de main.

Pourquoi aurions-nous besoin d’une vision audacieuse pour notre ville ?

Parce qu’après les quatre dernières années consacrées à la transition pour mettre les scandales de côté, on ne peut pas se permettre quatre autres années d’inaction.

C’est le temps de se positionner pour l’avenir.

C’est ce que j’entends au fil de mes conversations avec les citoyens. Il m’est apparu évident que les Montréalais désirent se réapproprier leur ville.

Qu’ils désirent avoir leur mot à dire dans le développement de leur milieu de vie.

Il existe un fort sentiment qu’il est possible de bâtir quelque chose de mieux que ce que nous avons présentement.

Qu’il est possible de bâtir une ville dynamique, intelligente, et des quartiers forts, à échelle humaine.

Une ville qui ne laisse personne pour compte. Une ville qui rassemble, qui donne une place à tout le monde.

Une ville qui ne considère pas son 375e anniversaire comme une finalité, mais comme un tremplin pour l’avenir.

Un tremplin pour nos rêves.

Il fut un temps où les Montréalais avaient le loisir de rêver. De rêver leur ville.

Comprenez-moi bien : je ne parle pas ici d’un rêve qu’on oublie à son réveil. Non.

Je parle de rêves qui deviennent réalité et qui transforment la société.

Les Montréalais ont osé rêver d’une ville mobile : le réseau du métro est né.

Les Montréalais ont osé rêver d’une ville ouverte sur le monde : l’Expo 67 et les Jeux olympiques de 1976 ont fait rayonner Montréal sous son plus beau jour.

Les Montréalais ont osé rêver d’une ville culturelle : Montréal regorge de musées, théâtres, festivals, spectacles, bibliothèques, salles de cinéma, et j’en passe.

Est-ce que les rêves sont choses du passé ? Je ne pense pas. Pas quand j’entends tant de Montréalais me dire qu’ils recherchent la même chose.

Trop de politiciens ont arrêté de rêver, mais pas nous.

On rêve de grandes choses pour Lachine.

Pour Ahuntsic-Cartierville. Pour Mercier—Hochelaga-Maisonneuve. Pour Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension. Pour Pierrefonds-Roxboro.

Pour Montréal.

Et justement, à qui s’adresse cette vision audacieuse ?

Aux familles, d’abord et avant tout. Parce que les familles, c’est l’avenir.

Les jeunes et les moins jeunes.

L’idée de demeurer sur l’île doit être une proposition attrayante, sinon, elles vont continuer à quitter au profit de la banlieue. Et notre ville va perdre de sa vitalité.

Cette vision, elle s’adresse également aux aînés, qui ont bâti cette ville de leurs mains, et qui nous demandent d’en prendre soin, avec le même amour qu’ils lui ont voué.

Elle s’adresse aux moins nantis, qui méritent une ville à leur écoute, et qui les aide – pas qui les dénigre et qui les néglige.

Elle s’adresse aux nouveaux arrivants, qui ont choisi de reconstruire leur nid en s’installant dans la métropole.

Mais surtout, elle s’adresse à vous tous.

Parce que cette vision, c’est votre vision. Et c’est vous qui avez le pouvoir d’en faire une réalité.

Comment Projet Montréal s’inscrit dans cette vision ?

Projet Montréal est un parti fort, qui n’a pas froid aux yeux.

Un parti en pleine croissance, avec une équipe solide, qui partage cette vision.

Avec des élus actifs sur le terrain, qui vont à la rencontre des gens, qui posent des gestes concrets pour donner vie à cette vision.

Des membres actifs, qui osent imaginer Montréal sous son meilleur jour et qui pensent que le meilleur est encore à venir.

Qui souhaitent repenser l’urbanité pour faire de la place à l’humain.

Qui pensent qu’il est souhaitable d’investir pour avoir un réseau de transport en commun fiable, des logements de qualité ; des services aux citoyens efficaces ; des artères commerciales dynamiques ; une participation citoyenne forte et valorisée.

Le programme sur lequel nous venons de travailler comprend tout ça.

Et Projet Montréal est prêt à le partager avec l’ensemble des Montréalais.

Je suis prête à le partager avec les Montréalais.

J’en suis fière, et c’est pour cela qu’en novembre, j’aurai l’honneur de briguer le poste de mairesse de Montréal.

Mes chers amis,

Notre campagne commence aujourd’hui. Ça va se passer sur le terrain.

Vous savez, ça va prendre énormément de cœur à l’ouvrage de part et d’autre pour arriver à mettre en œuvre notre vision.

Mais j’ai confiance qu’en travaillant fort, ensemble, on va y arriver.

Dans ma vie, il a toujours fallu que je travaille un peu plus fort pour parvenir à mes fins.

On m’a souvent dit que les défis devant moi étaient trop gros pour être surmontés.

Mais à force de travailler, avec persévérance et en m’entourant des bonnes personnes, j’y suis arrivée.

Et vous savez quoi ? C’est quand on me dit que je ne pourrai pas y arriver que je redouble d’ardeur.

Et je sais que vous allez en faire tout autant.

C’est ce que j’ai fait pour devenir conseillère municipale, et ensuite pour devenir cheffe de parti, et c’est ce que j’entends faire pour devenir votre première mairesse !

Ce projet montréalais, j’y crois.

J’y crois fermement.

Mais il ne m’appartient pas. Il vous appartient.

Et c’est pourquoi j’ai besoin de vous.

J’ai besoin que vous portiez cette vision fièrement, et que vous mobilisiez votre entourage.

Pour l’emporter, nous aurons besoin de vos rêves et de vos efforts.

Pour que nous soyons témoin de la victoire du collectif sur l’individuel.

Croire.

Nous devons croire en notre rêve pour que ce projet – notre Projet – devienne réalité.

Montréal est prête pour une vision audacieuse.

Alors tous ensemble, on se met au travail, parce qu’on a un rêve, un rêve à réaliser.

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